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Terroir de Touraine

Mangez local et de saison

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Sarah et Nicolas Gigou

"Le noisetier peut se plaire dans une terre caillouteuse, assez irriguée, avec un climat doux et de l'ensoleillement, comme ici."

 

 

En macarons, en palets ou en tuilettes « les Douceurs du Pays de Racan » sont fabriquées avec un fruit dont on n'entend pas souvent parler : la noisette. A Marray, Sarah Gigou s'est installée à domicile, sur l'exploitation agricole de son mari Nicolas, pour préparer ces pâtisseries et profiter pleinement de sa vie familiale.

 

Quel a été votre parcours ?

 

Je suis originaire du Centre Bretagne, de Pontivy. J'ai rencontré mon mari là-bas durant nos études. Lui suivait une formation conduite et gestion d'une entreprise agricole et moi un cursus dans l'agroalimentaire. Je suis donc arrivée en Touraine grâce à lui qui a rejoint l'exploitation familiale de ses parents, pendant que j'occupais un poste dans un magasin de vente en gros à Saint-Pierre-des-Corps. En 2005, une opportunité s'est présentée : la cession d'une exploitation de noisetiers à Epeigné-sur-Dême. La femme du couple qui la tenait jusqu'alors faisait des biscuits aux noisettes depuis une dizaine d'années. Comme j'ai un parcours dans l'agroalimentaire et spécialement dans la transformation et la commercialisation, mon mari et moi avons saisi l'occasion.

 

On trouve plus de noiseraies dans le grand sud-ouest. Comment cela se passe-t-il en Touraine ?

 

C'est vrai, nous sommes les producteurs de la coopérative de Cancon (Lot-et-Garonne) les plus au Nord. Le noisetier peut se plaire dans une terre caillouteuse, assez irriguée, avec un climat doux et de l'ensoleillement, comme ici. La récolte se fait en septembre et est ensuite séchée. Une partie de notre production est expédiée à la coopérative et le reste est soit vendu en filets chez les différents magasins de producteurs et supermarchés du coin, soit les amandons servent à faire les biscuits.

 

Vous avez donc suivi une formation de pâtisserie ?

 

J'ai suivi une formation avec Mme Nicolas, l'ancienne pâtissière des « Douceurs de Racan ». Elle m'a appris pendant une semaine à reproduire ses recettes, que j'applique depuis. Nous n'avons strictement rien changé à ce que M. et Mme Nicolas faisaient, ni les recettes, ni les étiquettes. Si bien que comme mon mari s'appelle Nicolas, ce qui donne Sarah et Nicolas Gigou, on nous a souvent pris pour les enfants de nos prédécesseurs ! La transmission s'est bien passée.

 

Comment proposez-vous de déguster vos produits ?

 

Le macaron est très sucré, il n'y a ni farine, ni matière grasse pour les personnes qui sont allergiques au gluten. Il se suffit à lui-même et peut se manger comme ça. Depuis la reprise, j'en mange toujours autant ! Le palet est salé et accompagne un thé ou un café pour le goûter. La tuilette, fine et cassante, s'associe davantage avec les desserts comme de la mousse au chocolat ou de la glace.

 

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

 

La flexibilité. Je suis salariée de l'exploitation mais je gère de mon plein gré l'activité. Je suis libre de mes choix et de mon temps. Si je dois assurer une commande le mercredi alors que j'ai mes enfants, ça ne va pas m'embêter. Je peux concilier vie professionnelle et vie familiale.

 

Si je vous dis « Terroir » ?

 

Savoir-faire, travail, produits fins et gourmands fabriqués par des artisans.

 

Si je vous dis « Touraine » ?

 

C'est une jolie région où il y a beaucoup de choses à visiter et de plus en plus d'animations culturelles, pour les jeunes et les moins jeunes. Il y a le festival Kampagn'Arts à Saint Paterne Racan ou la Scénoféerie à Semblançay. Côté paysage, j'aime bien l'est de la Touraine, vers Chenonceaux... Civray-de-Touraine reflète bien à mon sens l'image de la Touraine.